jeudi 31 juillet 2014
lundi 28 juillet 2014
dimanche 27 juillet 2014
samedi 26 juillet 2014
NOCTURNE EN PLEIN JOUR
Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux
Dans l'univers obscur qui forme notre corps,
Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent
Nous précèdent au fond de notre chair plus lente,
Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes
Arrachant à la chair de tremblantes aurores.
C'est le monde où l'espace est fait de notre sang,
Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants
Ont du mal à voler plus prés du cœur qui les mène
Et ne peuvent s'en éloigner qu'en périssant
Car c'est en nous que sont les plus cruelles plaines
Où l'on périt de soif près de fausses fontaines.
Et nous allons ainsi parmi les autres hommes,
Les uns parlant parfois à l'oreille des autres.
Jules Supervieille (1884 - 1960)
Dans l'univers obscur qui forme notre corps,
Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent
Nous précèdent au fond de notre chair plus lente,
Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes
Arrachant à la chair de tremblantes aurores.
C'est le monde où l'espace est fait de notre sang,
Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants
Ont du mal à voler plus prés du cœur qui les mène
Et ne peuvent s'en éloigner qu'en périssant
Car c'est en nous que sont les plus cruelles plaines
Où l'on périt de soif près de fausses fontaines.
Et nous allons ainsi parmi les autres hommes,
Les uns parlant parfois à l'oreille des autres.
Jules Supervieille (1884 - 1960)
"Nocturne en plein jour" est des plus beaux poèmes
vendredi 25 juillet 2014
mardi 22 juillet 2014
HEUREUX QUI COMME ULYSSE, A FAIT UN BEAU VOYAGE
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village:
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos ! de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le sujet qu'on bâti mes aieux,
HEUREUX QUI COMME ULISSE
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village:
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos ! de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le sujet qu'on bâti mes aieux,
lundi 21 juillet 2014
L'ARBRE de Antonin RIMBAUD
Cet arbre et son frémissement
forêt sombre d'appels,
de cris,
mange le cœur obscur de la nuit.
Vinaigre et lait, le ciel, la mer,
la masse épaisse du firmament,
tout conspire à ce tremblement,
qui gîte au cœur épais de l'ombre.
Un cœur qui crève, un astre dur
qui se dédouble et fuse au ciel,
le ciel limpide qui se fend
à l'appel du soleil sonnant,
font le même bruit, font le même bruit,
que la nuit et l'arbre au centre du vent.
forêt sombre d'appels,
de cris,
mange le cœur obscur de la nuit.
Vinaigre et lait, le ciel, la mer,
la masse épaisse du firmament,
tout conspire à ce tremblement,
qui gîte au cœur épais de l'ombre.
Un cœur qui crève, un astre dur
qui se dédouble et fuse au ciel,
le ciel limpide qui se fend
à l'appel du soleil sonnant,
font le même bruit, font le même bruit,
que la nuit et l'arbre au centre du vent.
L'ARBRE de Antonin Rimbaud
Cet arbre et son frémissement
forêt sombre d'appels,
de cris,
mange le cœur obscur de la nuit.
Vinaigre et lait, le ciel, la mer,
la masse épaisse du firmament,
tout conspire à ce tremblement,
qui gîte au cœur épais de l'ombre.
Un cœur qui crève, un astre dur
qui se dédouble et fuse au ciel,
le ciel limpide qui se fond
à l'appel du soleil sonnant,
font le même bruit, font le même bruit,
que la nuit et l'arbre au centre du vent.
forêt sombre d'appels,
de cris,
mange le cœur obscur de la nuit.
Vinaigre et lait, le ciel, la mer,
la masse épaisse du firmament,
tout conspire à ce tremblement,
qui gîte au cœur épais de l'ombre.
Un cœur qui crève, un astre dur
qui se dédouble et fuse au ciel,
le ciel limpide qui se fond
à l'appel du soleil sonnant,
font le même bruit, font le même bruit,
que la nuit et l'arbre au centre du vent.
MARIAGE - QUELQUES CITATIONS VUES PAR MARIE
"Boire et manger, coucher ensemble ;
C'est mariage, ce me semble"
"Si le mariage était une folie, comme l'amour,
je le hasarderais plus volontiers"
"...par l'union du conscient et de l'inconscient
l'homme peut s'identifier à la fleur.
Par un geste de communion, il peut devenir
la fleur et la connaître"
"Le bonheur de l'homme, en amour, se proportionne
à la liberté dont jouissent les femmes"
"L'amour n'a point d'âge, il est toujours naissant"
"Il n'y a point de manières de faire l'amour qu'on ne dit,
mais plus qu'on ne croit...."
"Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire."
C'est mariage, ce me semble"
"Si le mariage était une folie, comme l'amour,
je le hasarderais plus volontiers"
"...par l'union du conscient et de l'inconscient
l'homme peut s'identifier à la fleur.
Par un geste de communion, il peut devenir
la fleur et la connaître"
"Le bonheur de l'homme, en amour, se proportionne
à la liberté dont jouissent les femmes"
"L'amour n'a point d'âge, il est toujours naissant"
"Il n'y a point de manières de faire l'amour qu'on ne dit,
mais plus qu'on ne croit...."
"Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire."
dimanche 20 juillet 2014
L'AMOUR
l'amour est infatigable !
Il est ardent comme un diable,
Comme un ange il est aimable.
L'amant est impitoyable,
Il est méchant comme un diable,
Comme un ange redoutable.
Il va rodant comme un loup
Autour du cœur de beaucoup
Et s'élance tout à coup
Poussant un sombre hou-hou !
Soudain le voilà roucou
Lant ramier gonflant son cou.
Puis que de métamorphoses !
Lèvres rouges, joues roses,
Moues gaies, ris moroses,
Et pour finir, moulte chose
Blanche et noire, effet et cause ;
Le lys droit, la rose éclose.
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